le cri perçant
La nuit était noire, noire, immaculément noire.
Non, pas entièrement, quelques lampadaires pimentaient ce ciel si obscur.Leurs lumières se reflétaient sur la vitrine de magasins fermés.
Une fine brume parsemait les rues et ajoutait un atout à la terreur enfuie en moi, qui commençait à vouloir en sortir...Tout cela donnait un air blafard à ce paysage mystérieux.
Tout à coup un cri perçant déchira le silence qui régnait, je regardais partout dans les rues mais je ne vis personne.Puis, en me concentrant bien, j'aperçus une brève silhouette.
Et peu à peu, un homme, qui gémissait à en faire peur.
Je m'approchais de lui avec une douceur de mère, ce qui le fit redoubler ses gémissements, qui devinrent des hurlements.
De plus, il n'arrêtait pas de me dire:
-"Touche pas!Touche pas!Touche pas!"
Et je lui demandait:
-"Qu'est-ce que je ne dois pas toucher au juste ?"
Là, enfin, il me dit dans le creux de l'oreille, de peur que quelqu'un d'autre n'entende.
Ce qui lui était arrivé était horrible, croyez moi ou non, mais cet homme, ce pauvre homme, s'était coiçé le doigt dans la porte.
FIN